JUMELAGE  GRAND OUEST PARTICULIEREMENT REUSSI

(GUIDEL)

 

Vendredi 22 Avril 15h00, après une dure journée de travail, Jean Lou et Nanou enfourche leur monture (la Belle, une 1500) en direction de La Roche sur Yon, temps superbe et  chaud, que du bonheur, en plus c’est notre 1ére grande sortie de l’année.
Samedi 23 Avril 8h départ de la ROCHE sur YON  avec plusieurs membres GOLDWING CLUB  Poitou Charentes
Arrivée à GUIDEL sur le site du Belambras à 12h, prise rapide des clefs des logements et retrouvailles avec les autres régions autour d’un bon repas. Pas le temps de chômer, 14h est déjà là et, au coup de sifflet départ pour la première visite, direction Lorient  et , 80 golds sur les routes quel spectacle ! On en prend plein les yeux  (à, vous avez dit plein les oreilles aussi)  et, chapeau bas !!! à la sécurité.
Arrivée sur le site de la base sous marine, formation de 4 groupes pour la visite guidée. Historiques de la création des sous marins et de la base marine, visite de l’intérieur d’un sous marin, et  visite de la base sous marine et de ses ateliers avec une très sympathique et jolie guide.
Personnellement cela nous a rappelé quelques souvenirs (ayant un fils sous-marinier).
17h 30 départ et retour sur Guidel  Plage, (détente, piscine ou autre  avant le début de la soirée).
19 h enfin , pose apéro , Après un bon repas , discours de bienvenue  de François Orcel et de son équipe et remise des souvenirs à chaque équipages  ( un superbe mug  aux armoiries de la Bretagne et au dos les écussons des quatre régions ) et, pour finir la soirée , choix entre ciné ou soirée dansante .
Dimanche matin, quartier libre pour tous, après un copieux petit déjeuner, nous faisons une balade au marché de GUIDEL (fort sympathique et en charmante compagnie avec Sylvie et Marc).
12H pause repas. Pas de temps mort, 14h vient de retentir et nouveau coup de sifflet, départ en groupe pour Concarneau  via Pont-Aven  et, toujours aussi bien encadré par la sécurité (encore un grand MERCI). Après midi de balade dans Concarneau et, pour les gourmands une petite pause glace.
La fin d’après midi arrivant à grand pas, et toujours sous le soleil (qui a dit qu’il pleut  toujours en Bretagne ?) retour vers Guidel plage en longeant le bord de côte.
18h et, je vous le donne en mille apéro, 9h30 repas, une ambiance folle règne chez les Normands (anniversaire oblige) et  comme la musique ne gâche rien, nos Bretons nous on réservé une petite surprise. Une superbe prestation musicale de Patrick et Dominique, venu avec leurs instruments de musique (Cornemuse et Bombarde) encore un bon moment.
Puis, pour ceux qui le désire soirée karaoké, et là Jean Lou et Nanou, ont bien essayé mais les tomates n'étaient pas loin.
Lundi matin, le week-end tire à sa fin (gros sur la patate) mais, toute bonne chose a une fin   nous repartirons avec pleins de souvenirs dans la tête  et dans le cœur.
Après un grand  Kenavo et sur un fond sonore de klaxons et sirènes , nous voici repartis Nanou et moi-même avec nos Niortais ( Philippe et  Sylvie , Jean-Louis et Hélène )  en cours de route petite pause repas à La Roche Bernard de 3heures (oui , je ne me suis pas trompé !! ) un petit repas sympa dans une petite auberge au bord de l’eau et une petite balade digestive , ils sont forts ces Niortais , ils connaissent les bonnes adresses et sont surtout super sympas . Puis reprise de la route, passé Niort un grand au revoir et fin du périple et arrivée à 8h30 à Limoges.
Un grand merci à Rachel et François, François-Alain, Gérard, Hubert et toute son équipe nous reviendrons.

Jean Lou & Nanou

 



Mardi 11 janvier
; nous vous proposons une semaine en Corse, du samedi 27 aout au samedi 03 septembre 2011. Cette sortie sera limitée à une vingtaine de personnes et à une quinzaine de véhicules, ceci pour un souci de sécurité. La priorité des participants sera déterminée de la façon suivante:
- être à jour de sa cotisation sur les deux dernières années.
- priorité aux agents de la STCL.
- seules les motos égales et supérieures à 750 cm3 et en parfait état d'entretien seront acceptées.
- un acompte de 200 € sera réclamé lors de la réservation, aucun remboursement ne sera fait en cas d'annulation sans raison valable.
- clôture des inscriptions le 26 mars 2011.
Une réunion sera organisée avec les participants courant juin. Le prix du séjour vous sera communiqué dès le retour des différentes propositions, traversée, hébergement...

Mercredi 03 novembre; les photos de la 3éme édition Mécanic' Passion à St Mathieu sont en ligne, désolé du retard.

Je vous fais part de l'ouverture d'une rubrique "le coin des bonnes affaires" vous pouvez y déposer toutes sortes d'annonces, vente, échange, recherche de l'objet rare. Pour cela merci de me faire parvenir par mail, vos photos accompagnées des explications concernant votre proposition ou votre demande, avec un moyen de vous joindre. Je tiendrai la rubrique à jour, mais je ne suivrai pas la transaction. Je vous demande de me tenir informé du suivi afin de ne pas laisser une annonce qui n'a plus lieu d'être.

Merci à tous et à bientôt pour notre AG.

Dimanche 19 septembre;

J'ouvre la rubrique NEWS, par le récit de notre ami Mimile, ''Grand Motard'' et oui Mimile je sais nous les Membres du Moto Club nous sommes des ''petits Motards'' c'est bien ça ?

Mimile un passionné de moto est parti pour un périple d'un mois, pour faire le tour du Maroc. Quand cela lui est possible il nous envoie de ses nouvelles. Je vous invite à partager ses découvertes.

 

Journée du 17-09-2010

 

Boisseuil vers Irun, 497 kms, départ 11h00, arrivée 17h30.
Temps couvert, pas de pluie. Au départ de Limoges 10°, passage par Périgueux, Bordeaux, Bayonne.

 

Journée du 18- 09-2010

 

Irun vers Antequera, 1053 kms, départ 8h30, arrivée 20h00.
Kms 160, je suis gelé, je suis obligé de mettre ma combine de pluie et le tour de cou. Il me faudra attendre Madrid pour avoir un peu de chaleur.
Madrid, j'ai fais le tour du périphérique quand même ...!!!
On ne peut être partout et tout le temps.!!!
Les motards de la Police roulent en 1200 RT alors ça !!!
Je n'ai pas trouvé la journée longue, trop attentif à la route et surtout à la recherche des panneaux de direction.

 

Journée du 19-09-2010

 

Antequera vers Chefchaquen, 362 kms, départ 9h45, arrivée 17h30.
Beaucoup de vent au départ. Arrivée à Algeciras 12h30, embarquement sur le champ et départ à 13h00.
Arrivée à Ceuta 13h50, brume lors de la traversée, mer calme. A l'arrivée, passage au Douane (mon douanier me demande '' vous êtes Policier en France'' Puis il me trace sur un dépliant les villes du Maroc à visiter)
Déclaration d'entrée du véhicule, n° de chassis, assurance, bref la TOTALE (Alors comment ils font...)
Je quitte Ceuta, ville Espagnole vers Tetouan. Je viens de croiser mon premier motard de la Police et devinez sur quoi il roule !!! Je suis éffondré, une 1200 RT BMW... Non pas à moi!!!
C'est super, pas un panneau, rien de rien. Il me faudra demander mon chemin. Arrivée à Tetouan je découvre la misère du peuple. A 50 kms de Chefchaquen, j'ai mes premières propositions de chocolat (que fait la BAC...) La route est très sinueuse, il me faudra faire attention aux chèvres, aux ânes avec les charettes et les fous du volant. Les dépassements de lignes continues par les taxis avec trois personnes à l'avant et quatre à l'arrière et les PL même en surcharge sont systématiques.
Arrivée à Chefchouen, je trouve un hôtel, cette ville grouille de monde, des petits commerçants partout, sur le coup je me pause des questions sur ma présence ici. Je me lance, je vais visiter. J'ai pas fait 20 mètres, que l'on me demande si je suis Français. Alors tu est le bienvenu, ouuuufffff. C'est bon cet acceuil, c'est parti j'ai décidé de tout voir. Première chose à faire trouvé une patisserie, chef Aziz et oui... Voilà c'es tfait des mouches sur les gâteaux mais c'est bon (oui je vous vois d'ici!!! tu vas avoir la C....)
Le soir, repas au restaurant, sur recommandation de mon hôtelier chef Alazhar. Ma premère facture sur un morceau de papier servant aussi à essuyer vos doigts... Alors là il faut la conserver... Et à la fin de cette facture vous trouverez la mention écrite à la main (Welcome, Bienvenue au Maroc) J'ai trouvé ça super.
Chefchouan est une ville très animée, elle trouve son calme vers 00h00.
A, j'ai oublié de vous dire que j'ai deux heures de moins que vous à ma montre.

 

 

Trajet entre Boisseuil et Tetouan

 

 

Journée du 20-09-2010

 

Chefchouen vers Sidi Kacen, Ouazzane puis Meknes, départ 7h50, arrivée 13h30.
Il a du pleuvoir un peu cette nuit, la moto est couverte de sable, Ma Moto !!!
La route est encore plus dangereuse que la veille, des trous partout, les abords vous ne savez plus où ils sont. Les fous du volant viennent directement sur vous, la première c'est choquant, mais c'est pour éviter les trous ou les ornières qu'ils font des écarts, alors je commence à m'y habituer. Et en vous frottant ils vous font un grand bonjour. Comme je ne roule pas vite, environ 80 km/h, je leur fais signe de passer. La commune d'après je les retrouve et ils me disent à nouveau un grand bonjour.
J'ai eu droit à deux contrôles de vitesse aujourd'hui. Bien sur je suis allé les voir. Gendarmerie, pour la vitesse c'est 40 Din, soit 4 Euros. En octobre le Roi du Maroc met en place le permis à point, 30 points. A la moindre infraction, c'est 4 points, voilà ça c'est fait. Appareil utilisé Traffipax, j'ai jamais vu !!!(Badaboum commande au matos)
Voilà pour aujourd'hui, vous pouvez me faire parvenir vos mails et vos réflexions sur ma boite mail, puisque j'y ai accés d'ici
Signé Le Moutarciste (oui oui le Moutarciste, je ne vais quand même pas tout vous dire le même jour)
Bon courage à vous, Mimile.

 

 

Journée du 21- 09-2010

 

Merknes-Azrou par la N 13 Mrirt, direction les sources de L'oum-er-rbia, puis Khenifra, retour vers Ain-Leuh Azrou puis Ifrane et enfin El-Habaj, 326 kms, dont 35 kms de piste et de route défoncée.
Température 34° à Meknes, 25° dans les hauteurs.
je ne vais pouvoir vous envoyer les photos car ils n'ont pas le matériel pour cela. Bien beau que j'ai trouvé cet ordi.
Demain je quite la région pour me diriger vers l'Algérie où les nouvelles ne sont pas bonnes pour passer la frontière.
Départ ce matin à 8h20, retour 20h30. Ma première rencontre ce matin c'est un motard de la Police, avec comme machine une BMW 650 GS. Ils roulent avec des K 75 et des 1200 RT et pour les escortes du Roi, des 1500 GoldWings, alors là !!! La présence Policière est constante, tous les carrefours sont tenu de 7h00 à 22h00 par un service de circulation, dont 7 femmes, seules à ne pas faire de contrôle de vitesse.
Il y a de la tenue partout, même dans les petites villes et dans certains villages. Après avoir effectué la visite de Meknes, je me suis dirigé vers Azrou et Khenifra en passant par les sources de l'Oum-Er-Rhia. Une piste magnifique de 35 kms, un mélange de route défoncée puis de terre. J'ai vu mes premiers villages Berbères, avec leurs maisons en torchis à toit plat. Des vues magnifiques. J'ai pu traverser le parc national d'Ifrane, la forêt des cêdres.
Entre Meknes et Azrou, c'est la récolte des oignons, des collines couvertes d'oignons moi qui déteste ça, j'ai été servi. Le stockage est particulier, ils construisent des murs creux avec les pierres du terrain et remplissent ce creux de 1m50 environ et le recouvrent de paille, puis ils le couvrent d'un bache de couleur jaune, pourquoi jaune ???
Le transport est effectué par camion alors là (tu peux le dire Dimi, les surcharges !!!) J'ai fais des rencontres insolites, sur la piste un chauffeur de camion, 423000 kms au compteur, en panne depuis une semaine, il attend un éventuel dépannage, arbre de transmission et pont HS. Il m'a interpellé pour me demander des cigarettes. Plus loin, deux petites filles 8 et 9 ans, parlant très mal le Français et gardant des moutons, je leur ai donné des bonbons, elles se sont jetées sur le paquet. Leur père est arrivé et tenait absolument que je passe la nuit dans sa maison. Une jeune fille berbère sur son mulet, allant chercher de l'eau, elle avait un visage magnifique et une tenue Berbère de couleur éclatante. Elle a eu peur de moi, je n'ai pas insisté, mais je n'avais qu'une envie, faire une photo d'elle dans sa tenue.
Je suis rentré vers Meknes, en passant par Ifrane, je me suis cru sur la côte d'Azur, les maisons, les avenues, bref, bizarre comme architecture, ici ça choque.
Voilà pour aujourd'hui. Bon courage à vous tous.
Et à la prochaine, dès que j'aurai trouvé un ordi.
Le Motardiste ''Alors c'elle là elle est bonne aussi''.
Mimile.

 

 

Journée du 22-09--2010

 

Meknes vers Fes par la N6, direction Katema N8, vers Al-Hoceima, 342 kms.
Départ à 10h00, arrivée à 17h00.
Départ de Meknes sous la chaleur. Arrivée à Fes, j'ai voulu m'arrêter pour prendre des photos et j'ai eu droit à une arrivée de guides plus malin les uns que les autres. Je n'ai pas eu confiance en eux et j'ai quitté les lieux vers Ai-Hoceima. Entre Fes et Ain-Aicha, j'ai eu droit à mes chauffeurs traditionnels et à une route défoncée. Mais je n'avais pas encore tout vu!!! le meilleur arrive!!!
Avant de quitter Meknes, j'avais demandé combien il me faudrait pour rejoindre Al-Hoceima, 5 heures m'a t'on dit, 340 kms 5 heures !!! Et puis quoi encore...
Arrivée à Taounate, j'ai continué sur la R 909 vers Katama, je n'ai plus trouvé mes vendeurs d'eau, de fruits, je n'ai plus croisé un camion ni un taxi. Les éboulements sont habituels, vous roulez parfois sur du bitume, parfois sur de la piste, les affaissements de chaussées sont un virage sur trois, voir sur quatre. Vous passez sur une file, car l'autre est descendue 500 mètres plus bas. J'ai croisé un véhicule, il s'est arrété pour me dire que cette route n'était plus fréquentée (je comprends mieux) mais pas fermée à la circulation. Les habitants n'avaient pas d'autre moyen que de passer par là et il me rajoute '' de Katama à Targuist c'est pire, tu ne trouveras que des habitants et des mules''
Bon et bien voilà qui est dit. Question !!! tu y vas ou tu y vas pas ??? J'y vais ( oui je sais ce n'est pas raisonnable) Et bien je peux vous dire que j'en ai pris plein les yeux, 4 cols à passer, altitude 1600 mètres, j'ai rencontré des gens qui tous ont été étonnés de ma présence. ''C'est bien que tu sois venu nous voir, personne ne vient ici'' J'ai droit toujours au mêmes questions '' tu viens d'où ? pourquoi tu es venu ici ? c'est où Limoges, il y a quoi là bas ? tu vas où maintenant ? et à la fin ils me disent '' bon voyage, voyageur, bonne route à toi et certain m'ont rajouté '' que Dieu te protège''
Entre Katama et Targuist, j'ai rencontré plus de 8 taxis, à chaque fois c'est des appels de phares et un petit geste de la main pour dire bonjour. Les habitants vivent dans des maisons de torchis recouvertes de toles, sur un terrain qui peut glisser à tout moment, en périodes de fortes pluies, lesquelles ne vont pas tarder à arriver, vers le mois d'octobre.
Et bien, moi j'ai mis quand même 7h40 pour faire mes 342 kms. Entre les arrêts parlottes, plus les photos et surtout m'en mettre plein les yeux. Et bien je vous dit que cela valait bien une prise de risque.
Je vous dit à bientôt, si je trouve un autre ordi.
Le Motardiste,
Mimile.

 



Journée du 23-09-2010

 

Al-Hoceima, Midar, Selouane, Zaïo, Berkane par la N2, arrivée Oujda, 326 kms.
Départ 10h30, arrivée 19h00.
Journée de merde aujourd'hui.
Réveil, surprise n°1; j'ai choppé la tourista. Bien il faut bien voir si mon médecin est efficace, vite la pharmacie.
Surprise n°2; il tombe des cordes, bon c'est pas grave je vais bacher.
Surprise n°3; fuite d'huile sur le maitre cylindre du levier du frein avant. Bon c'est pas grave, je vais compléter le réservoir avant qu'il me demande de faire une purge complète du système.
(Question purge, j'ai ma dose depuis ce matin) Bref, restons positif !!!
Je quitte donc Al-Hoceima à 10h30.
Je commence par faire le tour de la ville très touristique et où la mer à de très belles plages, c'est une des villes préférée du Roi du Maroc.
Surprise n°4; sortie de la ville premier contrôle de Gendarmerie, mais cette fois avec des militaires arme en main. Ils ont mis les moyens ce matin, c'est pour moi ??? Oui !!! Non !!! et bien oui.
Je vais devoir vider mes valises sous la pluie en plus. Celui qui me contrôle, un bon vieux soldat, je remarque qu'il a une étoile, quand même !!! Caporal ou bien Général, bref gradé quand même.
J'ai vraiment pas envie de tout sortir, en plus je suis baché. Il me demande où je vais et ma profession, j'ai commencé par la seconde question. C'est gagné, je ne vide rien et en plus il me salut... Alors là... Les bras m'en tombe. ( Il y en a qui n'ont pas de bonne habitude avec moi au service, il va falloir que ça change à mon retour!!!) Non , je déconne ( quoique en réflichissant bien !!!)
Il me demande de rester prudent, il relève mon identité, n° de la moto et prend sa radio, puis il me dit
(vous pouvez y aller, vous passerez sans problême, aujourd'hui vous allez avoir beaucoup de barage sur la RN 2). Je confirme, douze en tout sur 326 kms, avec les herses et leurs véhicules en travers et armes au poing. Et bien je n'ai pas été contrôlé une seule fois, même mieux ils ont facilité mon passage lorsque j'arrivé sur les lieux de contrôles. J'aurai du lui demander son grade... Une chose est sûr il n'est pas Caporal.
Bon cette fois je suis parti, je retrouve mes petits vendeurs le long de mon trajet, sauf dans les montagnes et bien évidemment toujours la bonne route défoncée et mes petits fous de la conduite.
Après 40 kms de montagne, il ne pleut plus, place à la chaleur.
Midar 28°, Zaio 34°, je traverse la plaine du Gareb, beaucoup de vent et de chaleur. A partir de Zaio, je découvre des maisons splendides, vite des photos. Berkane, plein d'essence, verification du DOT 4, il ne bouge pas bonne nouvelle.
Surprise n°5; j'arrive à Oujda et je me dirige vers la frontière Maroc/Algérie. Je suis à nouveau face à un contrôle de Police, eux aussi avec des militaires. Je vais voir un motard Soub (il roule avec une F 650). Il m'indique que la frontière est fermée, mais qu'il faut que j'aille directement sur place à 12 kms, que peut-être je pourrai passer car n'étant pas Marocain ni Algérien, j'aurai peut-être une chance, il faut voir.
C'est tout vu, je ne passe pas, là j'ai vraiment les ... Le Consulat de Bordeaux m'avait affirmé que je pouvais passer avec un passeport et un visa à condition d'avoir un hébergement sur place. J'ai mis plus de deux mois pour trouver un hôtel et enfin obtenir le sésame, un visa.
Je suis à 60 kms de Tlemcen où repose depuis ma naissance ma maman et je ne pourrai me rendre sur sa tombe pour la première fois de ma vie.
Pas le moral ce soir, et là cette fois, je n'ai pas de solution.
Fin des surprises.
Bon courage à vous,
Le Motardier.

 

 

Journée du 24-09-2010

 

Bonjour à tous, 452 kms, départ 10h20, 25°, arrivée 17h45.
Oujda Midelt par Guercif, N6 puis N15.
Oujda, première ville du Maroc où j'ai ressnti autant d'antipathie. Je quitte Oujda avec un grand regret, sortie de cette ville premier contrôle de Police. Je me retourne, je vois les montagnes de Tlemcen qui s'éloignent, j'en ai gros sur la patate.
La route est superbe, je vais pouvoir rouler à 110 voir 120, c'est bien la première fois. Guercif, je fais le plein, puis direction Midelt. Vers Sidi Brahim, je rencontre un Caterpillar en train de traverser une Oued, plus loin son porte char. Je vais voir, c'est un Caterpillard de 1979, pesant 53 tonnes et comme les ponts traversants les Oueds ne supportent pas de telles charges, il faut donc le descendre du porte char, faire passer l'engin par l'Oued et le recharger. Les chauffeurs mettront deux jours pour faire 350 kms.
Je suis invité à boire le thé à la menthe avec les chauffeurs, j'accepte bien sur.
Quelques kilomètres plus loin, je suis interpellé par un groupe de six garçonnets, ils me demande de l'eau, il faut dire qu'il commence à faire chaud, je vais leur donner la seule bouteille que j'ai et leur offre une poignet de bonbons, ils vont à l'école à cinq kilomètres. Ils acceptent de faire une photo et même de prendre la pose.
Vingt kilomètres plus loin la température change, je passe une commune il fait 42°, mais en plus il y a du vent, un vent chaud, je ne supporte plus ma veste d'été (moto), je décide de l'enlever. Au loin il y a de la brume, la brume !!! mon oeil c'est la chaleur Les muqueuses de mon nez se mettent à me faire mal, le vent plus la chaleur, elles se désséchent.
La température d'huile moteur est montée de deux barres sur mon compteur digital, environ 30 à 40° de plus. Il est 14h20 et il me reste 240 kms, avec cette chaleur, c'est insuportable.
Sur ma droite les montagnes, sur ma gauche un désert brulant. Je décide de réduire les frictions moteur et je passe de 4000 à 3000 tr/min, de 110 à 115 je vais rouler à 90 km/h. C'est bon ça marche, je constate la diminution d'une barre de ma température moteur. Mes yeux sont souvent sur les voyants compteur. Plus j'avance, plus le vent souffle, il arrive à m'arracher à plusieurs reprises les aimants de fixation de ma sacoche réservoir. Je vais la sangler et en profiter pour fixer les bas sur les bouches d'admission d'entrée d'air, avec deux colliers car le vent soulève énormément de poussière et je me pose des questions sur l'état du filtre à air.
Maintenant c'est moi qui me retrouve sans eau. Arrivée à Misour, ravitaillement. Depuis mon départ c'est que de la ligne droite, cette route est interminable. Je ne trouve ni berger, ni mouton, mais mes premiers chameaux.
A Ksibi la température diminue, ça fait du bien à moi mais aussi à ma ''chamelle''
Devinez qui j'ai trouvé au beau milieu de ce désert ??? Deux contrôles de Gendarmerie. A un contrôle ils me disent que c'est la journée des Français, ce matin ils ont rencontré un homme de 80 ans en train de faire le tour du Maroc avec une ... une... Mule !!! un Français !!!.
Je ne suis donc pas seul... ''Sans commentaire, merci''
Je vous dit à demain, bon courage à vous.
Le Motardier, Mimile.

 



Voici le trajet Marocain de Mimile, avant un repos bien mérité.

 

 

Journée du 28-09-2010

 

Merzouga par Erfoud N13 puis R702 Tinerhier vers R7003, gorges du Todra, retour sur la N10, Boumaine, Dades vers R704, les gorges du Dades, N10 et arrivée à Ouazazat.
437 kms, départ 8h30, arrivée 17h45.


Après avoir passé trois jours de repos et de remise en condition, durant lesquels j'ai beaucoup dormi, j'ai repris la route ce matin. Pendant ces trois jours, j'ai pu me refaire une condition physique, la chaleur l'avait bien affaibli et lavage du linge et oui... J'ai regardé mon dromadaire de près, dromadaire pour les habitants du Sahara et mule pour les habitants du Rif Nord Maroc.
J'ai passé trois jours à 35 kms de la frontière Algérienne et pas un tir de missile ni même une petite roquette, pas un militaire, pas un gendarme, alors là... ils sont où ?
Cette petite ville de Merzouga est le rendez vous des 4X4, des quads et des deux roues. Que du sable et des pistes, des hôtels partout. Depuis samedi la chaleur a énormément diminuée de 41° nous sommes passés à 30°. Les pluies ont fait leurs apparitions dans la région. Je suis donc parti ce matin en emprutant la route Erfoud vers Asrir, une très belle route pour commence, mais les choses vont très vite se corser.
Et oui, les pluies ont fait dédorder les oueds charriant avec elles des rochers, du sable et provoquer des dégâts au niveau du bitume. A la première oued vous commencez par regarder, vous analysez comment ils font, puis vous hésitez longuement très longuement, puis vous vous lancez... Ouf ça passe, pas de trou, beaucoup de vapeur, mais vous êtes passé alors on continu. Pas pour longtemps, plus loin l'eau s'est retirée laissant derrière elle toutes sortes de détritus sur la chaussée. Il faut donc rester dans les ornières faites par les véhicules et passer.
Je vais de palmeraie en palmeraie et donc d'oued en oued. Après la commune de Ba Touroug cela va mieux. J'arrive à Tinerhir et je vois les gorges du Todra. Un canyon superbe, des touristes de partout et beaucoup de racolage par les enfants du pays. Des villages au couleur rouge foncé, après 20 kms environ, j'ai du faire demi tour, un guide me regardant faire est venu vers moi, puis il m'a dit ''tu sais chef, moi je suis du pays et franchement je ne passerai pas si j'étais toi''. J'y avais pris goût à traverser les oueds, mais bon écoutons la voie du sage. J'ai donc fait demi tour, je suis à nouveau de retour vers Tinerhir par Boumaine Dades. Je m'engage vers les gorges du Dades, c'est un autre genre, le paysage est beaucoup plus ouvert et toujours des touristes et encore des touristes. Des vieux villages fabuleux, absolument à photographier. Je quitte les gorges du Dades pour la vallée du Dades et des photos et encore des photos, il est dommage que je ne puisse pas vous les envoyer, car le matériel n'est pas au top, mais bon on ne va pas se plaindre, nous arrivons à communiquer.
Merci pour vos mails, alors en:
1; nous avons freddy Garnero d'Angoulême,
2; Gérard Marquet de Périgueux,
3; Jean Michel Vignaud de Limoges.
Un grand merci à vous trois, vous avez gagné le droit de venir avec moi l'année prochaine.
Je vous dit à demain.
Le Motardier et son dromadaire.
Mimile.

 

 

Journée du 29-09-2010

 

Bonjour à vous tous.
Après plus Belle La Vie, vous avez maintenant les aventures de Milou au Maroc.
Ouarzazat vers Zagora par la N9, 339 kms, départ 9h30, arrivée 16h30.
Mais pour commencer une petite histoire.
Un jour un Français par faire le tour du Maroc en moto. Il arrive à Ouarzazat loue une chambre d'hôtel dans laquelle il n'y a pas de serviette de toilette. (Et oui il a oublié la sienne dans son bled... tête sans cervelle) C'est pas grave je vais en chercher une dans le souk dit-il ! Dans le souk il trouve la boutique d'Ali Baba, il y a de tout. Notre petit Français prend la fille d'attente et quand arrive son tour, il demande une serviette de toilette. Ali Baba est surpris de la demande et les Fatmas se retournent pour rigoler !!!
Ali Baba prend le bras du petit Français, l'attire vers le fond du magasin et lui dit ''Misiour, la serviette c'y pour les femmes et les bébés''.
Le petit Français reste calme et reformule sa demande, mais cette fois en faisant des gestes. Et Ali baba lui répond de nouveau '' j'y vé pas de problème, ti va chercher là bas'' !!! (Des couches un moyen pour ne plus s'arrêter en moto, il fallait y penser).
Arrivé chez Aladine et Aladin fait la même chose qu'Ali Baba. Bon dit le petit Français, un tee shirt du CMPN ALIP fera bien l'affaire. Moralité, si tu vas au Maroc un jour, n'oublies pas ta serviette de toilette, sinon tu passeras pour un con...
Bon, vous vous étes bien marré !!!
Toute ressemblence avec un personnage ou une situation.... etc, etc et purement fortuite.
J'ai donc quitté Ouarzazat à 9h30, après une vingtaine de kilomètres, je suis interpellé par un conducteur en panne (boite de vitesse HS, c'est un Renault). Il me demande si je peux le conduire au village, Bien monte sur mon dromadaire. Une fois au village, il a fallu boire le thé et la suite vous la connaissez ? je vais te montrer mes tapis Berbère, mes bijoux pour la Fatma et là d'un seul coup il veut faire un troc avec moi. J'ai rien à troquer moi !!! mais si ton dromadaire, me répond t'il. A bon et contre quoi ??? des tapis !!! alors là je lui ai dit le reste. Il a bien compris et il n'a plus insisté. Mon dromadaire contre des tapis et quoi encore !!!
Je continu ma visite par la vallée du Draa, nom du plus grand fleuve du Maroc, sous l'antiquité, aujourd'hui sans une goutte d'eau sauf sous les fortes précipitations. Passage du col de Tizi-N-Tinifft, 1600 mètres d'altitude, je roule en chemise, mais sans ''couche"" car il fait très chaud. Après le col, il y a des paysages somptueux et d'immenses oasis. Sur le bord de la route nous trouvons des Ksours. Le Ksar était à une époque, un regroupement de villageois et de familles protégés par un mur. En ce moment c'est la récolte des dattes dans la vallée. De nombreux enfants sont au bord de la route et vous font signe d'acheter leurs dattes. Tu achètes une datte, tu bois le thé et tu troques ta moto, allons bon !!!
Bien j'espère que vous avez passé un bon moment avec moi. Et n'oubliez pas, d'abord vous lisez les aventures de Milou au Maroc et ensuite vous regardez plus Belle la Vie.
Bon courage à vous tous, le Motadiste.
Mimile.

 

 

Journée du 30-09-2010

 

Ouarzazat, 120 kms, départ 9h00, arrivée 15h00.
Petite journée aujourd'hui. J'ai quitté Ouarzazat ce matin dans le but de visiter sa région. PK 45, j'ai du faire demi tour, trop de courant pour passer l'oued et le tablier en bois et perforé par endroit. Je suis donc revenu sur la route entre Ouazazat et Marakech. Des paysages remarquables, une route sinueuse et couverte de boue par endroit. Demain je quitte Ouarzazat, il faut espérer qu'il ne pleuve pas pendant la nuit, sinon bonjour les glissases.
Visite de Ouarzazat et après midi recherche d'un cyber pour vous envoyer des photos. Mais voilà, nous sommes au Bled et ça ne fonctionne pas, j'ai quand même pu vider mon appareil photo sur ma clé USB, c'est une bonne chose, car il affichait complet.
Il me reste la partie ouest du Maroc à voir, mais les grandes villes ne me tente pas du tout. J'ai annulé l'itinéraire vers le sud du Maroc, tout le monde me dit depuis mon départ que c'est du sable pendant 300 kms. N'ayant pu aller en Algérie et annuler le sud du Maroc, je vais donc revenir sur mon Bled courant de la semaine prochaine, mercredi ou jeudi.
j'au vu les prévisions météo pour les deux jours de mon retour en France, de la pluie !!!
Ici il fait chaud 32°, c'est supportable, mais dans les montagnes c'est parfois couvert.
Bon courage à vous tous, à demain, le Motardier.
Mimile.

 

 

Journée du 01-10-2010

 

Ouazazat, Bini Melal, 420 kms, départ 9h30, arrivée 17h45.
Pour commencer, merci à vous tous pour vos mails, en particulier les vrais amis, les autres...
Bonjour à la FMU Limoges, laquelle doit crouler sous le boulot !!!
J'ai quitté Ouarzazat ce matin en ignorant totalement la route que je devais prendre. Cette route c'est la N9, construite en 1936. Distance entre Ouarzazat et Marakech 209 kms, je suis arrivé à Marakech à 15h30. J'ai surnommé cette route, Le Salaire De La Peur. Vous commencez par circuler sur une route sinueuse, sableuse et parfois même, couverte de terre rouge. Puis les choses très sérieuses commencent. D'abord les glissières sont arrachées par la multitudes d'accidents. Vous rencontrez de nombreuses flaques d'huile moteur ou de boites sur la chaussée, les véhicules utilisants cet axe ont de nombreuses heures de route, donc les moteurs et les boites de vitesse doivent passer à travers les carters... Dans de nombreux virages vous n'avez ni signalisation, ni raille de sécurité, mais dans ce virage en épingle vous avez un ravin de plusieurs centaines de mètres. Cette route compte environ 803 virages en épingle, dans certains la chaussée est défoncée, voir elle commence à glisser dans le vide.
Vous croisez tous types de véhicules, transport d'essence, de bétails, de tourisme et ils sont très nombreux à se rendre vers les dunes dans le sud du Maroc, les taxis, bref beaucoup de monde.
Vous passez le col de Tiza-N-Thika 2260 mètres d'altitude. Un vent terrible et froid, j'ai du m'habiller chaud pour arriver ici. Les PL en surcharge ne dépassent pas les 10 km/h. Lorsque vous les croisez dans la montée, vous avez des odeurs d'huile moteur en surchauffe et dans les descentes, vous avez des odeurs de freins et même de ''Telma''. Moi qui ai le vertige, je peux vous dire que je l'ai faite une fois, mais pas deux... J'ai quand même pris le temps de faire quelques photos, lorsqu'il y avait un petit refuge au bord de cette ''route''.
Les refuges pour les VL et PL sont très rares, voir même inexistants sur plusieurs kilomètres. Je ne vous explique pas les complications pour faire croiser certains PL et TC. Mais une chose est sûre, c'est que ce sont de sacrés chaufferurs et moi je ne voudrais pas être au dernier étage du TC et en plus côté ravin, là il faudrait me piquer...
C'est la seule route reliant Marakech vers le sud, inutile de vous dire le monde qui circule sur cette route. Les chaufeurs m'ont dit que sur cette route il n'y a que des morts et un autre de rajouter ''en plus vous la faite quand il fait beau''. Le dernier accident en date de cette année, 13 morts en bus.
Mais une chose est sur le paysage est très beau, des montagnes splendides au bord de cette route vous rencontrez des vendeurs de pierres de montagnes aux couleurs multicolores, puis lorsque vous allez descendre vers la plaine, vous avez les vendeurs de pommes. Beaucoup plus bas, vous avez des villages entourés de lauriers roses.
J'arrive à Marakech à 15h30, il fait 31°, je me change, je vais vers Beni-Melal et là les problèmes de mécaniques commencent !!!

LES SYMPTOMES;

Lorsque j'accélère et que j'arrive dans les 5000 tours, j'ai la nette impression que les culbus vont passer au travers du cache. Les deux côtés se mettent à cliqueter et même à cogner.
De plus le voyant de point mort ne s'allume plus qu'une fois sur deux et bien sur n'ayant pas le voyant vert allumé je ne peux pas la mettre en marche. Cela est dû au contacteur de point mort se trouvant au niveau de la boite, je précise que ce dernier a été changer par BMW lors de la réparation de l'embrayage.
J'ai un peu les ...
Le bruit ne vient que lorsque le moteur et en charge, donc je roule !!!
Je précise que le moteur tourne bien rond même par forte chaleur, comme aujourd'hui 32°. Ce bruit est le même que si tu étais en sous régime, c'est le même bruit mais beaucoup plus fort.
A l'arrêt le bruit n'est plus là (moto sur la béquille).
Je pense à plusieures choses, soit le moteur respire mal, demain je vais souffler le filtre à air, mais j'ai un doute, car j'avais mis des bas à l'embouchure de la pipe d'admission d'air et ce dernier a bien joué son rôle vu son état.
Ou bien j'ai mis une essence de merde, J'ai fait le plein 100 kms avant que ce bruit ne commence.
Ou alors j'ai une grosse panne mécanique en sommeil dans le fond de mon carter. Là c'est la merde...
Si c'est une grosse panne, je vais faire demi tour vers la France sans dépasser les 3500 tr/mns et je trace au plus court et fin de l'aventure.
Maintenant je suis dans l'attente d'un diagnostique, la nuit va être courte.
Je vous dis à demain, le Motardier,
Mimile.

 

 

Journée du 02-10-2010

 

Beni-Mellal, Bin-El-Ouidane, Azilal, les gorges d'Ouzoud puis les gorges d'O-El-Abid. 258 kms, départ 9h30, arrivée 15h15.
Après avoir passée une nuit à me demander comment j'allais faire pour mon retour avec une moto HS, j'ai décidé ce matin de continuer ce voyage.
Mon dromadaire ayant démarré au quart de tour, j'en conclu qu'il ne s'agissait pas d'un problème de culbus, mais bien de l'essence. Gégé me le confirme dans la journée, ouffffffff.
J'ai donc quitté Beni-Mellal ce matin, petite ville fruitière irriguée par les eaux du barrage de Bin-El-Ouidane. Vous trouvez ici des grenades (pas des cadrillées), des abricots, des figues, des oranges et de multiples légumes. Je travers la commune d'Afourer, où l'on m'indique la direction du barrage. Depuis que je suis arrivé au Maroc, j'ai eu l'occasion d'en prendre plein les yeux, mais alors là, j'allais battre des records, ici les paysages sont de multiples couleurs.
J'arrive au barrage et au lac de Bin-El-ouidane, barrage de 133 mètres de long, épais de 28 mètres à sa base et de 50 mètres en hauteur, gardé par l'armée, donc photos impossibles, de près et même interdites. Il retient un lac de 3735 héctares, je passe le barrage et lorsque j'ai voulu prendre des photos, mon appareil m'affiche (mémoire interne saturée) Les B....., surtout que les photos avaient été transférées sur ma clé USB à Ouarzazat... nouveau problème et pas des moindre non plus.
Je me dirige maintenant vers les cascades d'Ouzoud, vous en prenez plein les yeux et toujours impossibles de faire des photos, alors que j'ai remué mon appareil dans tous les sens. Une véritable beauté de la nature, un arc en ciel, magnifique.
Je voudrais remercier Daniel de Fréquence Plus à Limoges, pour m'avoir conseillé cet itinéraire et je vous invite à aller sur le site, vous allez voir comme c'est merveilleux et en plus vous aurez des photos et oui...
Je quitte les cascades et je me dirige vers les gorges de l'O-El-Abid.
Une petite route sinueuse avec toujours des paysages sublimes, un lieu à faire envie aux chasseurs d'images et en plus il y a le soleil qui fait ressortir les différentes couleurs des pierres, de la terre et surtout de la végétation. Dans la sortie d'un virage, je fais la rencontre avec une chêvre, une belle chêvre avec des vraies cornes, elle a vu les cylindres de prés et moi ses cornes.
Un peu plus loin je rencontre deux enfants, lesquels me font signe d'un geste qu'ils ont soif. Je m'arrête, ils parlent très mal le français, je donne à la petite ma bouteille d'eau, elle la porte à ses lévres et ne s'arrête pas de boire, puis passe la bouteille à son frère, lequel fait la même chose. La petite reprend la bouteille et la plaque contre sa poitrine, sans doute a telle du penser que j'allais lui reprendre. Elle a six ans et son frère huit ans, ils ne vont pas à l'école, ils gardent tous les deux un troupeau de chêvres. Ils sont tous les deux habillés avec quoi ??? il n' y a pas de mot...
La petite me fait signe avec sa main qu'elle a faim, je n'ai rien dans les sacoches, que des bonbons et cette bouteille d'eau. Je lui donne les bonbons et je regarde sur ma carte, je suis trop loin du premier village, 40 kms environ. C'est beaucoup trop pour faire un aller retour, la route est sinueuse et en plus le troupeau commence à bouger vers les montagnes. Ils avaient un visage plein de tristesse, nous nous sommes dit au revoir, ils me regardaient, puis ils regardaient cette moto, ils devaient penser '' qu'il en a de la chance celui là de pouvoir voyager alors que nous, nous gardons des chêvres''.
Je n'ai pas besoin de photos pour me souvenir d'eux. Cette tristesse dans le regard, leurs cheveux, leurs peaux souillées par la terre rouge.
Je fais retour vers Beni-Mellal et je me met à la recherche d'un technicien en appareil photo numérique pour me réparer le mien. Et bien j'ai trouver l'homme de la situation, je vous le dis, ici on répare tout...
Bref la moto ne cliquette plus depuis que j'ai changé mon essence et mon appareil remarche (mauvaise manip de ma part ''on ne peut pas être bon partout'').
J'ai dons décider de refaire cet itinéraire demain pour vous rapporter des images de ces lieux magiques.
Je vous dis à demain, le Motadier,
Mimile.

 

 

Journée du 03-10-2010

 

Beni-Mallal, Essaquira, 495 kms, départ 8h30, arrivée 19h00.
Réveil, il pleut. Je quitte Beni- Mallal, mon dromadaire commence sa journée. ''Dis moi le Motardier et si nous retournions dans les montagnes faire les photos que tu n'as pas fait hier parce que tu étais trop bon dans la manip de ton appareil'' Tu crois ? il y a beauccoup de route aujourd'hui, ''ne t'occupes, c'est du tout droit'' Bon c'est ok, roule dromadaire nous retournons dans les montagnes de Bin-El-Ouidane. Nous repassons voir si nos deux gardes chêvres sont encore là, mais non, pas aujourd'hui. Nous descendons aux cascades d'Ouzoud et là nous nous retrouvons sur un parking rempli de cars et en plus le temps s'est couvert, la luminisité n'est plus la même.
Nous faisons retour sur la N8, direction Marrakech. Le temps se gâte, il commence à pleuvoir, je me bache. j'ai fini de me bacher et il ne pleut plus, le dromadaire se fou de moi ''trois gouttes et tu te bache, tu parles d'un Motardier, avec le temps que tu as mis pour te bacher j'aurais du faire au moins 20 kms. Nous arrivons à Marrakech, il faut que je donne à boire au dromadaire et en plus il est exigeant, il ne veut plus que de la Shell ou de la Total...
Nous sortons de Marrakech, nous restons sur la N8 puis la R8 207. Le dromadaire avait raison, c'est tout droit, une ligne droite de 200 kms, interminable. Nous engageons une voie rapide, un peu l'autoroute A20, sauf que là vous enlevez les glissières, les panneaux de direction, les balises, les bornes d'appel, bref vous enlevez tout.
Au début vous êtes sur la deux fois deux voies et d'un seul coup vous avez un camion en face de vous, je lui fais signe qu'il s'est royalement trompé. Mais non, c'est normal il n'y a pas de signalisation de changement de voie. Pour fermer une voie à la circulation quand vous n'avez pas de panneaux, vous mettez à même le sol des pierres les unes sur les autres et bien vous ne savez pas ? ça marche !
Je pense que nous devons être des couillons en France pour nous mettre autant de signalisation. Je vais dès mon retour faire un essai sur l'A20, pour commencer, secteur Gendarmerie.
Nous traversons une plaine interminable balayée par un vent chaud. Nous arrivons à Essaouira, c'est la côte d'azur. Les gens sont en train de se baigner, tout comme vous en France au lac de St Pardoux...
La ville grouille de monde. Je cherche un cyber, je rentre mon mail et au moment de l'envoyer ça ne marche plus et en plus il m'avale mon mail. Je ne dis rien à mon dromadaire, sinon vous savez la suite... et je vais me coucher. Je vous dis à demain, le Motardier.
Mimile.

 

 

Journée du 04-10-2010

 

Essaouira, Safi, Oualidia, El-Jadida, Casablanca, Rabat, Kenitra, Larache et pour terminer Alisah.
725 kms, départ 7h30, arrivée 19h30.
"Dromadaire nous avons un problème"
"Explique Motardier"
"Hier soir j'ai regardé la météo sur internet et sur la France, l'Espagne et le Maroc, il va pleuvoir des cordes en fin de la semaine pour notre retour, il faudrait que nous rentrions jeudi au lieu de vendredi pour éviter la pluie"
"Et bien au moins tu ne bâcheras pas pour rien. Mais bon de mon côté j'ai beau être tout noir et je ne suis pas une otarie pour autant, donc je suis ok pour un retour jeudi"
"Le sable je veux bien, passer les oueds de temps en temps j'accepte aussi, la chaleur c'est mon truc, du reste j'ai quand même mieux supporter que toi, avoue le quand même!!! il n'y a qu'à regarder ta figure et tes avants bras à croire que tu sors ta tête du micro onde, rien qu'à te regarder on voit bien que tu n'as pas passé tes vacances sur une banquise
"Bon c'est tout pour aujourd'hui le dromaire ???"
"Ouais"
Je me marre tout seul devant mon clavier, je vais finir par faire une bande dessinée,
''Les Aventures de Milou et Dromadaire au Maroc''
J'ai du quand même prendre un sérieux coup de soleil et en plus je n'ai pas bu.
Excusez moi il faut quand même bien que je me marre un peu ... Oui je sais, c'est d'un ridicule, mais bon à moi ça me fait du bien, alors le ridicule ...
Bon nous avons regardé la carte et si nous voulons rentrer jeudi soir avant la pluie et bien nous avons de la route à faire.
Nous quittons à 7h30 Essaouira, nous allons prendre la route du bord de mer, direction Safi, nous avons droit à une côte sauvage jusqu'à El-Jadida.
Pas un immeuble, pas un parking, pas un hôtel, une côte sauvage, la nature à l'état pure.
Il est à craindre que dans les prochaines années, vu la politique du gouvernement affiché sur des grands panneaux publicitaires, nous ne voyons plus autant de cette magnifique côte, mais l'apparition de complexes hôteliers et l'agrandissement de certains villages dont nous voyons déjà les blocs de béton se monter et dont les travaux restent inachevés depuis plusieurs mois, faute d'acqéreurs !!!
Nous retrouvons pour la dernière fois nos petits vendeurs de fruits. J'en profite pour faire mes dernières photos, car la pluie fait son apparition au km 110. Les choses se compliquent, en plus de la pluie laquelle recouvre par endroit la totalité de la chaussée, faisant disparaitre de ma vue les trous et les ornières, sans oublier les plaques de sable, de terre et que nous avons en face de nous un épais brouillard réduisant notre visibilité à moins de 100 métres. De temps en temps je sens que le dromadaire n'a plus d'adhérence avec la chaussée, il est soit sur une fine couche de sable ou sur de la terre collée dans le bitume par le passage des voitures.
Nous allons vers Safi tranquillement mais surement, même mes petits fous du volant se sont calmés face à cette pluie et ce brouillard. Nous rentrons dans Safi le brouillard a disparu, seul persiste une pluie fine mais non génante. Safi, mon odora est attiré par une odeur jamais répertorié par mon cerveau (si toute fois tu en as un) Dromadaire la ferme !!!
C'est un mélange de gaz, de fumée, une odeur indescriptible. Au loin nous apercevons une immense usine, sur le coup j'ai pensé à une raffinerie de pétrole, mais non, il s'agit en fait de deux usines de phosphate. Le phosphate est ensuite acheminé en train jusqu'au port pour être chargé dans les bateaux en attente au large de cette ville.
Nous nous dirigeons vers Ouilidia, ou nous retrouvons la même odeur. Arrivée à El-Jadida, nous devons prendre l'autoroute vers Asilah, où nous passerons la nuit avant de traverser demain vers l'Espagne, puis la France. Je vais quitter le Maroc la tête pleine de souvenirs "Et moi plein de bornes dans les pattes, tu m'oublie ou quoi ???"
"Tu n'es pas encore de retour au bled et en plus c'est quand même moi qui porte tout !!!"
"Bon tu me laisses finir ou tu veux le faire ? Veux tu dire quelque chose à nos amis qui nous ont suivi pendant cette petite aventure ?"
"Tu es un drôle de Motardier quand même, c'est bien la première fois que quelqu'un reste autant d'heures sur moi sans se gratter le cul"
"Tu es incorrigible dromadaire, mais tu es un bon dromadaire et à mon retour tu auras une grande et belle toilette, digne d'un dromadaire de ton rang et de ta classe, tu es flatté au moins ?"
"Encore, encore"
Bon, moi je vais vous dire si j'ai interrompu mon périple, c'est dû au fait de ne pas avoir pu passer en Algérie, un terrible regret pour moi. Pour le reste j'ai des images plein la tête, images de paysages, images de gens et particulièrement les enfants des montagnes, ceux qui n'ont pas la chance d'étudier et de voyager, ceux à qui se lever le matin veut dire gagner leur vie, travailler pour manger en faisant de petits boulot, garder des chèvres, porter de l'eau, vendre des fruits, garder des parkings et pleins d'autre encore.

Il me reste à vous remercier de m'avoir suivi tout au long de ce périple, j'espère que ce petit mot tous les soirs vous aura fait un petit peu rêver et vous aura donné l'envie de voir la nature de ce pays au moins une fois.
"Je peux ajouter une chose ?"
"Oui vas'y dromadaire"
"C'est quand que tu me présentes tes amis ?"
"Au retour, si tu me conduis au bled"
"J'aurai le droit de tout dire ?"
"La FERME dromadaire, La FERME !!!"
Je vous dis à jeudi soir, je serai si tout ce passe bien à la maison vers 17h30.

Le MOTARDIER, MIMILE
"Et moi alors ?"
Le DROMADAIRE.
"Maintenant tu es content ?"
"OUI"

Voici la carte du parcours de norte globtrotter, soit plus de 8000 kms.

 

A moi rédacteur de tes récits de te remercier Mimile, oui et à toi aussi dromadaire, de nous avoir fait partager ce périple. Je te remercie Mimile pour la qualité de tes récits (joli boulot en plus de tenir le cap), qui nous ont permis d'être prés de toi. Tu nous as fait rêver, il ne manquait plus que toutes ces odeurs, pour les images dés que nous aurons fait le choix de tes meilleurs clichés, je mettrais tous tes souvenirs dans notre rubrique photos

Tout simplement un grand merci, Jean Michel.